Compagnie Dans6T | Face à terre

Pièce chorégraphique pour deux danseurs et un chanteur de Bouziane Bouteldja

trio |
danse |
chant

 

Création 2018

Durée : env. 50 minutes

La prochaine création de Bouziane Bouteldja fait suite aux nombreux questionnements survenus à l’occasion de la création et de la diffusion du solo Réversible. Dans ce spectacle, il donnait à voir un processus d’émancipation et un apprentissage de la liberté. Dans la pièce suivante, Les Faux Semblants, Bouziane se demandait comment l’on pouvait rester soi-même sans être contraint à jouer des rôles, pour être accepté ou écouté. Poursuivant ses réflexions sur le sens de la vie et la façon se situer dans son rapport du monde, il va aborder avec ce nouveau projet une question plus fondamentale qui est le rapport à la mort en traitant plus particulièrement de la justice des hommes sur terre en opposition à la justice divine après la mort.

Bouziane Bouteldja : « Les termes rite et rituel viennent du latin ritus, lui-même du sanskrit rita qui signifie ‘ordre des choses’, ‘ordre prescrit d’une cérémonie’. Un rite est ainsi un ensemble de règles, de codes, de formes fixées, organisées et répétitives – formes dites rituelles. Une cérémonie rituelle constitue dès lors un ensemble de gestes, de mouvements, de paroles qui révèlent et expriment une symbolique chargée de sens que chacun s’approprie et fait résonner en soi suivant son propre vécu. Les rituels sont ainsi des symboles mis en gestes, en mouvements et en paroles. Symbolique que chacun peut ressentir aussi comme quelque chose à la fois de très universel et de très personnel ; symbolique que chacun peut ressentir comme quelque chose de fécond, un rituel devant être révélateur. » 

Direction artistique : Bouziane Bouteldja

Chorégraphie : Bouziane Bouteldja en collaboration avec Ana Pi

Chant : Bastien Picot

Musique : Arnaud Vernet Le Naun

Création lumière et scénographie : Cyril Leclerc

Régie son : Olivier Brodu

Création costumes : Mathilde Marie

Regard extérieur : Elsa Poissonnet

Collaboration artistique et production : Gilles Rondot

Ana Pi se questionne sur le statut du corps noir dans la contemporanéité et sur les corps périphériques. Elle vient de réaliser un solo Noirblue. Elle développe une pratique appelée « Corps ancré ; danses périphériques, gestes sacrés”, où les danses originaires de la périphérie des grandes villes, dites danses urbaines, sont intimement connectées aux gestes sacrés présents sur la Diaspora Noire. Ces questionnements et cette pratique rejoignent les préoccupations de Bouziane.

Bastien Picot vient de l’île de la Réunion. Chanteur virtuose et polymorphe, il vient d’une terre de métissage. Chanteur solaire, à la fois masculin et féminin, il engage son corps sur scène et sera dans un dialogue avec la danse.

Différents laboratoires de recherche en France et à l’étranger (au Mexique pour observer le fête des morts et au Brésil en partenariat avec Lia Rodriguez) permettront d’observer des rituels funéraires et ensuite d’expérimenter le rapport entre la danse et la musique en faisant apparaître plusieurs significations, en fonction des croyances des uns et des autres. Il s’agira aussi de traiter de la justice des hommes sur Terre en opposition à la justice divine après la mort.

Production :

Compagnie Dans6T

Théâtre Jean Vilar de Vitry sur Seine

VIADANSE – direction Fatoumi Lamoureux / CCN-BFC à Belfort 

Initiatives d’Artistes en Danses Urbaines – Fondation de France – La Villette 2017

La place de la danse – CDCN de Toulouse / Occitanie

Le Parvis / Scène Nationale de Tarbes

Soutiens :

Arcadi Île-de-France

Ministère de la Culture / Drac Occitanie

Région Occitanie

Conseil Départemental des Hautes-Pyrénées

Conseil Départemental du Val-de-Marne

ADAMI

Photo © Gilles Rondot