Compagnie Virgule | Monstres

Virgile Dagneaux 

Les voici. Venu d’ici ou d’ailleurs, peu importe. Amenés à se croiser par on ne sait quel hasard. A se confronter, se mélanger.
L’un, appelons le “l’Un”, ce nabot chétif, d’une célérité surnaturelle, virevolte dans un ballet aiguisé de jambes courtes, se figeant parfois tel une gargouille, dans des positions invraisemblables, défiant toute gravité.

L’autre, et nous l’appellerons “L’Autre”, ce grand échalas, d’une maigreur maladive, repoussante, recel en lui la fluidité d’une algue. Il entraine son corps dans des torsions improbables, inimaginables, et quand enfin il se déploie, oh quand il se déploie, il a la grâce d’un Christ noir.

Revêtus de ces corps monstrueux, différents, cible des quolibets et des rejets, tantôt de l’Un, tantôt de l’Autre, tantôt Des Autres, ils vont petit à petit essayer de cheminer ensemble, construire un troisième être. 

Création 2018

30 minutes

Tous publics

Actions de transmission

Monstres est une réflexion sur le regard de l’autre, et la discrimination. Un duo, porté par deux interprètes hiphop aux corps si particuliers et aux manières de danser radicalement différentes.

Avec un parallèle à l’enfance certain, une poésie et une tendresse dans ses corps à corps et ses étreintes, cette pièce est une ode à la tolérance, une chanson sans paroles, gesticulée, pour célébrer la beauté de la vie dans ses multitudes.

Monstres, c’est aussi un projet d’action culturelle fort, qui se compose du spectacle et d’un débat avec le public ; le premier donnant matière au second, comme une résonance. 

Cette action préventive et éducative promeut la tolérance, le bien-vivre ensemble et la notion de citoyenneté par le vecteur de la danse hiphop auprès d’un public jeune.

Une scénographie “tout terrain” – composée d’un plateau de mousse de 8m sur 8m – va permettre de porter le projet au coeur de la cité, des scènes de théâtres à la rue et aux cours d’écoles.

Nous pourrons aborder des problématiques sociétales à un moment charnière de la construction d’une personne – l’adolescence – où l’estime de soi fait souvent défaut. Donner de manière bienveillante de la matière dansée et verbale, et faire ainsi émerger une prise de conscience sur la nécessité de bien vivre ensemble.

 

Chorégraphie Virgile Dagneaux | Interprétation Kwamé Ba, Manuel de Almeida | Regards extérieurs Antonio Cafieri, Benjamin Tricha | Création musicale Loic Léocadie | Costumes Françoise Moulières | Création lumière Lucas Prudhommes | Chargées de production Elise Micheau, Charlotte Belec 

Production Compagnie Virgule Avec le soutien financier de la DRAC Occitanie, la Région Occitanie, CCN de Créteil Cie Käfig/Mourad Merzouki, CCN de La Rochelle Cie Accrorap/Kader Attou, Chai du Terral, Réseau Hip-Hop Occitanie, Initiative d’Artistes en Danse Urbaine – Parc de La Villette | Accueil Studio Agora, Cité internationale de la danse, avec le soutien de la fondation BNP Paribas, Scène Nationale de Sète, le Kiasma, Zépétra, Studio Dyptik.

Photos © Cédric Sintes