Nicolas Fayol & Mehdi Baki | Bye Bye Myself

Un duo chorégraphique

 

duo | danse

Création 2018

Durée : environ 23 minutes

Tous publics | Forme scénique ou in-situ

Au début il y a le désir de communiquer dans une langue que nous seuls comprenons, et que les autres, nous voyant la parler, croient comprendre.

C’est la langue du jeu, de l’appel, du regard. Chaque geste attend son écho, et en chaque répercussion se retrouve le premier enjeu : comment être ensemble ?

Si l’on souhaite que le jeu continue, il ne peut y avoir de perdant.

L’autre faiblit, on le relève ; il prend appui sur nous, il nous déséquilibre, il nous rattrape.

La balance est fragile, c’est le duo, l’autre devient notre seule raison d’être et notre seule menace.

Être entièrement au service de l’autre.

 

 

« Nous venons tous les deux de la danse hip-hop, et pourtant, il nous paraît impossible d’utiliser ce langage en dehors de son contexte d’origine : les battles, les cercles, l’entrainement.

C’est donc notre histoire de danseur que nous mettons ici en question, car alors le mouvement ne dépend plus entièrement de nous, de notre technicité, d’une virtuosité au service du prodige acrobatique et de la grâce dansante, mais de l’écoute de tout ce qui nous entoure, de notre partenaire. »

 

Lorsque j’entrais dans la pièce, encore tout secoué par la tourmente glacée que je venais d’affronter, je fus aimanté par le feu. À mesure que je m’en approchais, je perdais tout repère de distance avec cette source mortelle et rassurante. Mes doigts bleus, prêts à se briser, me brûlaient. Au contact de la chaleur, ils s’agitaient, et chacun de ces petits gestes semblait parfaitement coordonné au mouvement des flammes.

 

« Dans le combat entre toi et le monde, seconde le monde. » (Franz Kafka)

 

Chorégraphie et interprétation : Mehdi Baki et Nicolas Fayol

Création de la bande originale : Daniel Erdmann

Regard, conseils, suivi, soutien : Lilas Nagoya

Images : Francois Guerch, Yoli Lautenberg, Tom Sandrin Création

Création lumière : en cours

Collectif Hinterland est soutenu et accueilli par Ramdam, un centre d’art