Elsa Martine |

Notes biographiques

Auteure, compositrice et interprète, c’est en écoutant Ella Fitzgerald et Liane Foly que Elsa Martine, native de la Guyane Française, ressent un réel intérêt pour la chanson. Elle fréquente alors des musiciens, les accompagne en chantant et peaufine son identité vocale. Elle s’inspire du kaséko (musique traditionnelle guyanaise basée sur les percussions), de la chanson française, du jazz – et affirme sa singularité.

Suite à un tremplin musical organise à la Scène Bastille en 2003, la chanteuse se livre à un public plus large à Paris, en Guyane et en Afrique. Elle se distingue par ses chorégraphies improvisées, entre flamenco et danse contemporaine. Petit à petit, l’artiste pose ses jalons, impose sa personnalité et se joue du public. Elsa Martine intrigue, amuse. Tantôt dans le personnage d’un homme, d’une femme, la jeune chanteuse raconte des histoires de tous les jours. Et cela fonctionne.

En 2007, elle est sélectionnée par la région Ile-de-France pour un tremplin au festival SOLIDAYS.

L’artiste se fait remarquer par les professionnels et la presse, qui sont séduits par sa personnalité et sa générosité. Sa musique et ses interprétations lui valent des acclamations du public, qui se fidélise. Au fil des années, Elsa Martine devient de plus en éclectique, en mettant tous ses talents à l’œuvre : elle écrit ses textes, compose ses musiques qu’elle teste avec un public connaisseur qui sait apprécier la richesse et la diversité de ses créations.

En novembre 2009, Elsa Martine participe avec d’autres artistes au festival Le Paris Outre-mer lancé par la Mairie de Paris. Le public est attentif à sa prestation, touché, en émotion.

L’année suivante, l’artiste a le privilège de représenter la Guyane aux Francofolies de la Rochelle, suite à sa participation aux rencontres musicales organisées par Morgan Production et France Télévision : Neuf semaines et un jour.

En 2011, Elsa Martine sort son premier album soutenu par Gyver Hypman, réalisateur de Sir Samuel, associé de Dj Fun, réalisateur de Féfé, des mythiques Saian Supa Crew. Résultat ? La création I gen wéy, fruit de ses influences et de ses rencontres, est un répertoire en français enrichi de titres en créole guyanais, qui associe jazz, rythmes urbains et afro.

Deux ans après, Elsa Martine fait partie du projet Tribute to Léon-Gontran Damas où elle met en valeur avec audace et légèreté, les œuvres Hoquet et Solde de Léon-Gontran Damas, dépassant le chant et touchant à un autre domaine de prédilection, la poésie.

Œuvrant exclusivement en auto-production, elle entreprend une communication via YouTube avec des vidéos-live. Elsa revisite la chanson Angela du Saian Supa Crew… en un tango argentin.

Ses interprétations de Insipid Man et Neg’ Marrons sont des collaborations qui attirent l’attention des professionnels, des producteurs de musique et du grand public.

Depuis 2014, on peut écouter et télécharger son nouveau single Aloviou avec Maréchal Zongo en featuring. La même année, elle participe au premier évènement TEDx Cayenne, auprès du public guyanais avec la thématique : Etre à la croisée des chemins.

Dix ans après la disparition d’un des membres du Wu Tang Clan, Ol Dirty Bastard (15 novembre 1968 – 13 novembre 2004), elle décide de rendre hommage à ce rappeur mythique, en diffusant sur la toile le 13 novembre 2014, une création vidéo en son honneur.

Elsa Martine trace sa route en développant ses projets artistiques, avec cette curiosité des croisements : elle développe des formes spécifiques qui se situent entre chant, poésie, rythmes, danse et stylisme. De la salle de concert au café-théâtre, des formes croisées à l’espace muséal – Elsa Martine est une artiste qui surprend, tout en touchant par sa sensibilité et sa franchise dans l’art de l’expression.

Elsa Martine est accomagnée par camin aktion depuis printemps 2017.

Photos de la page © Louis Yago.

Photos diaporama = 1 & 2 © Louis Yago | 3 © Tela Luna, stylisme Alex Rotin | 4-6 © Mtd Khadim | 7 © Paula Dominguez, avec nos remerciements au Jamel Comedy Club.