Compagnie Dans6T | Les Faux Semblants

Une chorégraphie de Bouziane Bouteldja

quintet & musicien |

danse |

musique

Création 2016

Durée : 60 minutes

Tous publics

« J’habite un terroir intérieur, un espace sans limites, trois langues, l’écho de quatre cultures.J’habite un terroir intérieur, je suis une position pas une posture, une vibration, un souffle, une émotion, un appel, une conjonction, une intention. L’heureux événement.Je suis une donnée complexe, flexible, une attitude symbolique, politique, une contrée concrète, immatérielle, fructueuse, une terre sans borne, fertile, mes frontières assemblent, ne découpent pas, assemblent, ne multiplient pas, assemblent, ne découpent pas, assemblent, ne me mutilent pas.Je marche devant le jour qui vient, je suis la beauté qui se fait.Je suis inachèvement. Je suis apaisement. » 

Extrait de Afropean Soul de Léonara Miano (édition Flamarion 2008) 

Au fil de ses créations, Bouziane Bouteldja cherche à résoudre une question : comment devenir ce que l’on est sans être obligé de jouer des rôles pour être accepté ou écouté ?

Sa première pièce Altérité exposait le droit à la différence. La deuxième Réversible, en solo, dénonçait la soumission à l’ordre établi et les violences commises au nom de la morale et de la religion.

Dans Faux Semblants, un quartet accompagné d’un musicien, le chorégraphe se questionne sur la façon dont la société demande aux individus d’être de plus en plus flexibles et séduisants. Comment chaque individu est suspendu au jugement de l’autre, et comment les représentations que chacun projette sur l’autre peuvent générer des stéréotypes et fausser la relation.

Nos mouvements peuvent parfois tromper nos dires, pour être soi il faut tenter de lier le mouvement et l’intention qui nous anime. C’est en partant de l’identité de chaque danseur que le chorégraphe cherchera à rendre visible cette recherche de stabilité pour être celui que l’on veut devenir.

Les travaux de recherche ont puisé dans le mime des gestes du quotidien comme ce fut le cas lors des recherches au Maroc, dans la surenchère des gestes et dans l’exagération à vouloir paraitre (« costume taillé sur mesure »), en allant jusqu’à la gestuelle significative du mouvement Nuit Debout.

Ce projet est résolument franco-marocain. En 2015, des phases de recherche se sont déroulées à Marrakech et à Agadir. Au Maroc, d’où vient un des danseurs, Bouziane Bouteldja a trouvé une situation particulière : la danse étant une pratique minoritaire, rien n’y est cloisonné, les différentes formes se rencontrent ; les danseurs hiphop font des incursions dans le monde de la danse contemporaine, qui leur offre un champ plus vaste et la possibilité de porter une réflexion. 

Un espace de liberté inattendu qui est cher au chorégraphe.

Actions de transmission

  • Atelier de danse : tous publics
  • Bord de scène : tous publics

Photos © Gilles Rodot.